Sortie culturelle àToulouse le dimanche 25 janvier 2026

Vingt cinq  bénévoles des Chemins d’Art en Armagnac a fait  une sortie culturelle le dimanche 25 janvier 2026 à Toulouse pour découvrir  le matin l’exposition consacrée à Jean-Charles de Castelbajac au musée des Abattoirs .

Ce créateur de mode visionnaire et artiste protéiforme présente  près de 300 œuvres, vêtements, objets de design, dessins, photographies, ‘’L’Imagination au pouvoir’’ est une invitation à découvrir les multiples facettes d’un artiste à l’inventivité sans limite.

Proclamation de la puissance de l’imagination, l’exposition met en avant les différentes dimensions d’un travail commencé dès la fin des années 1960 et poursuivi jusqu’à aujourd’hui. À travers un parcours thématique foisonnant et immersif, ponctué d’installations réalisées spécialement pour les Abattoirs, Jean-Charles de Castelbajac, créateur tout terrain, propose un voyage presque initiatique dans son univers. Utilisation de matériaux dits pauvres – l’upcycling –, accumulation, collage, hybridation sont autant de gestes et d’expérimentations jouant d’allers-retours entre la mode et l’art, qui résonnent avec les recherches des grands mouvements de l’histoire de l’art, dont l’Arte Povera, le Nouveau Réalisme ou l’art conceptuel. Vêtements, dessins, photographies, objets de design et accessoires révèlent ainsi sa capacité à transformer les matières et les idées, afin de proposer un espace de réflexion à la fois artistique, historique et sociétal – un art total, en somme.

 
Robe Basquiat
Etendard
Robe de l'ophtalmologiste
Vêtements créés pour la réouverture de Notre Dame de Paris

L’après-midi a été consacré à la visite de l’exposition de Sophie Zénon dans les salles rénovées du Château d’eau « L’humus du monde »

L’artiste propose une lecture de son œuvre à l’aune de l’architecture atypique du Château d’Eau qui se caractérise par un cheminement circulaire sur deux étages et une galerie.
Pour l’occasion, l’artiste Sophie Zénon, dont l’œuvre retrace plus de vingt ans de créations a conçu une exposition qui révèle des espaces complètement repensés.
L’exposition nous invite à s’immerger dans l’univers poétique et critique de cette artiste singulière, habitée par la beauté et l’effroi, mais aussi par les questions de la mémoire, de la perte, de l’absence et du passage du temps.

Le parcours de l’exposition s’articule en 3 chapitres qui correspondent à 3 cycles artistiques de l’artiste et 3 espaces d’exposition :
• dans la tour, au rez-de-chaussée Rémanences, depuis en 2013
• dans la tour, au sous-sol, In Case We Die, 2008 – 2011
• dans la Galerie 2, Arborescences, 2010 – 2017

Le cycle « Rémanences » est consacré à la mémoire des paysages en particulier des paysages de guerres. Une partie est dédiée aux plantes obsidionales. Les plantes obsidionales sont amenées par les soldats lors des guerres.

Le cycle « In Case We Die » est consacré à l’exploration de la mort en Occident en particulier la représentation du corps après la mort.
Sophie Zénon s’intéresse au thème de la mort, marquée par une culture familiale italienne où les ancêtres occupent une place centrale. 
Ce cycle In Case We Die s’inspire de la peinture chrétienne, où la représentation de la douleur est récurrente, et de la photographie post-mortem, courant photographique du 19e siècle. Sophie Zénon s’est rendue à Palerme au couvent des Capucins et a photographié des momies dans les catacombes.

CYCLE « ARBORESCENCES » – 2010 – 2017
Les photos que l’on voit dans cette partie de l’exposition appartiennent au cycle « Arborescences » réalisées de 2010 à 2017. On peut définir le mot comme l’organisation des éléments, un peu comme un arbre avec plusieurs branches. L’arborescence rappelle donc l’arbre généalogique.
Ce n’est pas un hasard puisque tout ce qu’il y a ici évoque l’histoire familiale de l’artiste.

« L’homme-paysage (Alexandre) »
Dans cette végétation se cache le portrait d’un garçon. C’est Alexandre, le père de Sophie Zénon. Le jeune garçon est arrivé avec sa famille depuis l’Italie durant l’entre deux guerres.

« Dans le miroir des rizières (Maria) »
Sophie Zénon rend hommage à toutes ces ouvrières dans une performance où elle se met en scène dans les lieux où vivaient les ouvrières.     
Au début du 20e siècle, Maria, la grand-mère maternelle de Sophie Zénon, travaillait dans les rizières de la plaine du Pô, au nord de l’Italie. Maria était ouvrière saisonnière dans les rizières, c’était ce qu’on appelle une mondina.

Les gueules cassées
In Case We Die
L'homme paysage
« Dans le miroir des rizières (Maria) »