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Arno Fabre à Condom

  • Centre Salvandy Condom 1
  • Centre Salvandy Condom 2

Le centre Salvandy à Condom

Le centre Salvandy, propriété de la commune, compte parmi les belles demeures condomoises. En 1988, une partie de ses bâtiments a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques.
L’entrée principale, rue Saint-Exupéry, est signalée par un grand portail en bois au-dessus duquel on peut lire « Collegium Dr Salvandy ». On accède par un porche à la cour d’honneur. Sur la gauche, une tour d’escalier du XVe siècle. A droite, la chapelle (1652), démolie en partie et surmontée de salles de classe de construction plus récente. L’ensemble des autres bâtiments est caractéristique d’un établissement d’enseignement du XVIIe siècle, remanié au XVIIIe siècle. La longue façade percée de fenêtres et portes vitrées donne accès à la cour sud sur les allées.
à l’origine, l’enseignement à Condom était soutenu par les consuls. L’un d’eux, Philippe d’Arbisse, reçoit en 1564 du roi Charles IX l’autorisation de créer un collège. Sa fondation n’arrive qu’en 1586 grâce à la vente de deux hôpitaux.
En 1628, sa direction est confiée aux oratoriens. Le collège se hisse au premier rang des établissements du Sud-Ouest, tant par la qualité de ses enseignements que par celle de la nourriture servie aux internes !
En 1793, le collège est transformé en maison de réclusion ; la chapelle, en salle de spectacle et réunion. En 1807, le collège est rétabli et devient collège communal en 1811 sous la direction d’un principal oratorien. Grâce à la générosité du comte de Salvandy, né en 1795 à Condom, académicien, ministre de l’Instruction publique sous Louis Philippe, de nettes améliorations sont réalisées.
Au XXe siècle, cet établissement a montré sa vitalité par un palmarès enviable.
En 1961, le collège des garçons et le collège des filles fusionnent pour former le lycée mixte nationalisé en 1963, le Lycée Bossuet.
Devenu le centre Salvandy, ce bâtiment héberge aujourd’hui associations et services sociaux.

 

 

Arno Fabre

Arno Fabre est né en 1970 dans le Limousin. Il a conduit les tracteurs, fait du vélo, élagué les arbres, taillé la pierre et observé les oiseaux. Aujourd’hui, il vit à Toulouse, construit sa maison, fait toujours du vélo et réalise des œuvres qu’il expose de par le monde (Berlin, Montréal, Shanghai, St-Pétersbourg…) lors d’expositions d’art contemporain, de festivals de musique, de marionnettes ou d’art électronique. Il est aussi diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière (1990) et du Fresnoy - studio national des arts contemporains (2003).
Parmi ses œuvres majeures, nous pouvons citer « Cloche » – sculpture monumentale pour une cloche et dispositif mécanique ; « Les Souliers » – ballet pour 30 paires de chaussures actionnées mécaniquement ; « Dropper01 » – dispositif orchestral pour huit percussions, ordinateur et gouttes d’eau ; « Contre-nature » – série photographique associant paysages et textes de loi ; « Loup y es-tu ? » – projection vidéo de 666 questions d’ordre écologique, agricole, politique, philosophique adressées au loup.

  • Arno Fabre 1
  • Arno Fabre 2
  • Arno Fabre 3
« La chambre d’Etienne », Maison La Boétie, Sarlat, 2010 ©Arno Fabre / « Les Souliers », Musée océanographique, Monaco, 2009 ©Arno Fabre / « Cloche », Bambouseraie d’Anduze, Générargues, 2013 ©Arno Fabre.
 
  • Article 28 Arno Fabre 1
  • Article 28 Arno Fabre 2
  • Article 28 Arno Fabre 3
  • Article 28 Arno Fabre 4
  • Article 28 Arno Fabre 5
 
Article 28

Une cour d’école, fermée de hauts murs. Gravillons et jardin terreux. Quatre bancs en face à face. Le spectre d’un maître d’école vêtu de noir et armé d’une baguette de bois dur. Façade de pierre aux hautes fenêtres symétriques. C’est l’hiver, bientôt Noël. Les canards entretiennent leur stéatose hépatique et je rêve d’une prairie fleurie…