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Laura Freeth à l'écluse de Graziac

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La double écluse de Graziac

Si la Baïse sous le règne d'Henri IV est rendue navigable jusqu'à Nérac, cinq écluses remplaçant les dangereux passelis, il faut attendre les années 1830 pour voir se réaliser les travaux nécessaires afin de remonter jusqu'à Condom, puis L'Isle-de-Noé.
A son apogée en 1852 avec un trafic de 80 000 tonnes de marchandises diverses, le commerce fluvial sur la « rivière d'argent » cesse en 1952 concurrencé par le trafic ferroviaire et routier. En 1996, le Conseil départemental du Gers décide de remettre en navigabilité la rivière Baïse gersoise déclassée en 1954 des voies navigables.
Aujourd'hui, les plaisanciers ont le plaisir de découvrir en toute tranquillité, sur 22 km, dans un cadre verdoyant et naturel, cette rivière au charme intime et secret. Du port de Valence-sur-Baïse jusqu'à la limite nord du département, ils doivent franchir six écluses. Cinq sont automatisées et donc manœuvrées par les plaisanciers.
L'écluse double de Graziac est manuelle. Pour des raisons de sécurité dues à la complexité et à la fragilité de ce type d'ouvrage en rivière vive, elle ne peut être franchie qu'en présence d'un éclusier, ce qui est très rare à l'heure actuelle.
D'une architecture remarquable, elle a été construite entre 1838 et 1850 en pierres de taille avec des portes en bois, actuellement métalliques. C'est une écluse à deux sas d'une longueur de 30 m environ chacun, le dénivelé entre la partie supérieure et inférieure du cours d'eau étant de 4,50 m.
La maison éclusière, à l'abandon depuis les années 50, a été inaugurée en 2014. Et la création d'un ponton en dur de 42 m offre aux plaisanciers la possibilité de s'amarrer et de profiter du site ombragé.
Un sentier, sur le chemin de contre-halage, rejoindra prochainement en amont le « sentier de la Baïse » menant de Valence-sur-Baïse à l'abbaye de Flaran, et en aval Condom et sa « voie verte », le site de Graziac offrant au promeneur un spectacle inattendu, presque hors du temps.

 

 

Laura Freeth

Née en 1991, vit et travaille dangereusement.
C'est pendant ses études aux Beaux-Arts de Toulouse, dont elle sort diplômée en 2013, que Laura Freeth participe à la création du collectif IPN, atelier autonome partagé par une vingtaine de personnes aux pratiques complémentaires. Elle imprime, rénove, sculpte et est souvent invitée à intervenir in situ comme sur le volcan Paricutin au Mexique en 2013 pour le festival de Artes de la Tierra, à l'AFIAC à Lautrec en 2014 avec le collectif Implémentation (trio avec lequel elle travaille depuis 2012), au Carla-Bayle en 2015 pour une exposition organisée par l'association Rue des Arts et le FRAC Midi-Pyrénées. Seule ou en collectif, elle explore les modes de construction, de la bâtisse à l'ornement, révélateurs pour elle des mutations des modes de vie.

 

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1-Grotte avec Emmanuel Jaudard 2015, production FRAC Midi-Pyrénées au Carla-Bayle (Ariège) 2-Muelle y arco en espejo avec Chema Chino 2013, Festival de Artes de la Tierra Volcan Paricutin, Mexico 3-4Voûte février 2014, exposition collective TOWN-HO à IPN, Toulouse, bois